La glossophobie désigne la peur de parler en public. C’est l’une des phobies les plus répandues : elle touche 3 personnes sur 4 et constitue une manifestation concrète de l’anxiété sociale. Chez l’être humain, cette anxiété est généralement liée à la crainte d’être observé, jugé, rejeté ou humilié.

Tout au long de notre vie, nous sommes amenés à prendre la parole — devant une seule personne ou une assemblée entière. Face à cette source de stress, trois scénarios peuvent se dessiner.

Les 3 scénarios de prise de parole en public

Le pire des scénarios : la prise de parole en panique

Dans ce cas, la prise de parole est vécue de manière très désagréable, voire traumatisante. La voix et le corps tremblent, le discours devient confus, le débit s’accélère pour en finir au plus vite. Cette situation est ressentie comme un échec personnel. C’est le scénario à absolument éviter.

Le scénario intermédiaire : la prise de parole avec des appuis

Ici, la prise de parole est maîtrisée grâce à des supports : discours lu, PowerPoint projeté, texte récité. Les tensions ne sont pas surmontées, mais elles sont contenues. Le problème : en ne regardant plus son public ou en ne s’incarnant pas dans ses mots, la prise de parole perd en authenticité, en force et en impact. C’est un scénario acceptable, mais pas idéal.

Le meilleur scénario : la prise de parole en lâcher prise

Il ne s’agit pas d’être en roue libre, mais de dépasser les tensions physiques et mentales pour libérer les mots, les émotions, les gestes. Ce scénario repose sur un triple ancrage : ancrage au présent, ancrage avec soi-même, ancrage avec le public. L’orateur s’amuse, écoute, regarde, utilise les silences. Sa prise de parole marque les esprits. C’est le meilleur scénario — et celui vers lequel vous pouvez progresser.

Comment et quand la peur de parler en public se manifeste-t-elle ?

La glossophobie peut surgir dans de nombreuses situations du quotidien : réunion professionnelle, exposé, oral de bac, discours de mariage, appel téléphonique, visioconférence, simple échange chez un commerçant.

Elle se manifeste à trois moments :

Dans les cas les plus sévères, certains adoptent des stratégies d’évitement : refus de postes à responsabilité, absentéisme lors des oraux, isolement social. La peur peut même survenir face à une seule personne — un inconnu, ou quelqu’un devant lequel on se sent moins légitime.

D’où vient cette peur ? Les origines de la glossophobie

Prendre la parole en public, c’est s’exposer : sa voix, son corps, ses mots, sa façon d’être. Le public peut y lire des éléments sociaux, culturels, psychologiques. Cette exposition de soi est au cœur de la peur.

Dans certains cas, la glossophobie peut avoir des origines génétiques, être liée à un traumatisme passé ou à l’état de santé de la personne.

La clef pour surmonter la peur de parler en public : s’accepter tel que l’on est

L’une des clefs fondamentales est de s’accepter tel que l’on est — sans livrer tout son monde intérieur, mais en étant suffisamment ancré en soi pour ne pas sonner faux. C’est à partir de là qu’il devient possible d’intéresser, de captiver, de convaincre et de se faire entendre.

Les techniques du théâtre et de l’acting offrent de nombreux outils d’exploration et d’introspection pour y parvenir. Car si le comédien interprète un rôle, il se doit d’être sincère — autrement, son jeu sonne creux. Il met donc énormément de ce qu’il est dans sa prestation, et c’est précisément ce qui la rend puissante.

L’accompagnement proposé par Benoît Cuturello vise ce troisième scénario : la prise de parole en lâcher prise. Le meilleur des scénarios.

Benoît Cuturello, comédien et coach-formateur en prise de parole en public — Paris